Saison 2015-2016

saison15_16

vous pouvez télécharger  ce programme au format pdf (puis l’imprimer et le scotcher sur le frigo)

Voici le programme de la troisième série d’opéras et ballets qui seront projetés en différé sur le grand écran de l’Utopie à Sainte-Livrade entre septembre 2015 et mai 2016.
Rappel : Séances à 17h30. tarif unique : 12 euros, inchangé. Boisson d’entracte et feuille de programme inclus.

Après avoir retransmis principalement des productions du Royal Opera House de Londres, c’est un réel plaisir de privilégier cette fois l’Opéra de Paris (avec ses deux salles Bastille et Garnier) en y ajoutant deux autres lieux de très haute réputation, le Théâtre Marinsky de Saint Petersbourg et … la Scala de Milan !

dimanche 20 septembre  ‘Giulio Cesare’ de Haendel.

NOUVEAU !

Une page de présentation de cet opéra a été rédigée pour vous ! N’hésitez pas à la commenter !

Notre premier opéra de Haendel sur écran, il était temps ! Le grand style Classique à l’honneur. La musique, particulièrement foisonnante dans cet opéra, a été composée pour mettre en valeur les chanteurs et les chanteuses, qui se comportaient en divas très exigeants en ce début de XVIII ème siècle. Deux siècles plus tard, pour nous, Natalie Dessay (non, elle ne met pas de « h » dans son prénom de scène…)dans le rôle de Cléopâtre est bien sûr tout à fait exquise et expressive. Certains d’entre vous découvriront, avec les très beaux airs chantés par Lawrence Zazzo dans le rôle-titre, que le registre aigu de la voix de ténor (contre-ténor), une fois passée la première impression déroutante, peut se révéler particulièrement expressif et d’un très grand intérêt musical, voire dramatique. La mise en scène de Laurent Pelly joue intelligemment sur la superposition des représentations dans un décor qui évite le péplum au premier degré. Et si vous ne la connaissez pas encore vous découvrirez avec quelle fougue et quelle précision Emmanuelle Haïm dirige l’orchestre dans la fosse.
(Le titre de l’opéra est Jules César mais le personnage de Cléopâtre fascine : il sera intéressant, pour les cinéphiles, de revoir parallèlement à cette séance le film Cléopâtre de Mankievicz ,1963, avec Liz Taylor et Richard Burton… Quant à la musique de Haendel , c’est le film de William Klein Le Messie qui l’a parfaitement illustrée (1999 : tourné à Las Vegas, ce documentaire montre plusieurs chorales locales, de diverses paroisses mais aussi celle de la police de la ville des casinos et même celle des prisonniers du coin en train de chanter en répétition l’oratorio, ultime chef d’œuvre de Haendel…)

Préparation en ligne, ici, de cette séance, spécialement rédigée pour vous ! Avec extraits sonores, photos et vidéos !

 

Dimanche 11 octobreles Noces de Figaro’ de Mozart.

Mozart : il n’est donc pas nécessaire d’en dire plus. Nous retrouverons notre baryton Ludovic Tézier dans une très belle mise en scène de Georges Strehler. Les décors sont en harmonie avec l’élégance de la musique et l’ambiance de l’Ancien Régime finissant, tel qu’il est classiquement représenté, impertinences et audaces de Figaro incluses.

Dimanche 13 décembre ‘Hansel et Gretel’ de Engelbert Humperdinck (1854-1921)

C’est un opéra pour tous publics. Ce n’est pas « un opéra pour enfants » auquel les adultes pourraient venir discrètement assister sous le prétexte de les accompagner, mais un opéra au sens plein, ni au rabais ni bêtifiant, réellement pour tous publics. Tout le monde y trouvant son compte et son conte, enfants y compris, ce qui n’est pas toujours le cas. Le livret de l’opéra a été écrit par la sœur du compositeur, d’après l’histoire inventée par les frères Grimm. Une histoire qui raconte justement les mésaventures d’un frère et d’une sœur… et d’une méchante fée qui finira en pain d’épices. Très belle musique, touffue et efficace, influencée par l’univers sonore de Wagner, dont Engelbert Humperdinck avait été l’assistant. Évidemment, il peut être intéressant de relire le conte avant de venir (ou de le re-savourer après, avec les images marquantes du spectacle dans la tête ?) : LA SUITE EN CLIQUANT ICI POUR ALLER SUR UNE PAGE SPECIALE PLEINE DE BELLES IMAGES ET DE BELLES MUSIQUES

Dimanche 7 janvier 2016  ‘La Damnation de Faust’ de Berlioz

Cette production nouvelle de l’Opéra de Paris ne nous permettra malheureusement pas d’entendre l’air des bijoux de Marguerite, rendu célèbre par la Castafiore, dans Tintin, parce que l’air des bijoux (« Ah je ris de me voir si belle en ce miroir »), c’est dans le Faust de Gounod. Charles Gounod. Et non dans le Faust de Berlioz. Hector Berlioz. Par contre nous aurons le plaisir, bien plus grand, bien plus musical, de retrouver l’époustouflant Jonas Kaufmann dans le rôle-titre et le baryton abyssal Bryn Terfel en Mephistopheles ! Marguerite ? Elle sera interprétée par Sophie Koch. (on serait tenté de prononcer « cor », à l’allemande, mais elle préfère dire « coche », après tout c’est son nom et c’est surtout sa voix qui importe). Plaignons ceux qui ne pourrons pas venir, à cause par exemple d’un match de rugby à la même heure, parce que la possibilité d’écouter l’orchestration de Berlioz, en particulier sa façon de faire briller toutes les couleurs des différents instruments, avec l’excellente qualité sonore dont nous bénéficions lors de ces projections, cela vaut déjà le déplacement. Sans oublier les incroyables pianissimos (pianissimi si vous préférez) de Jonas Kaufmann, lequel émerveille dans tous les répertoires, mais n’insistons pas…

Dimanche 28 févrierCasse-Noisette’ de Tchaïkovski

Le fameux Ballet en deux actes (mais une douzaine de tableaux de tableaux ) comportant toutes ces mélodies irrésistibles archi-connues sera projeté en 3D ! Ce sera une expérience, une première, une innovation nous venant de Saint-Petersbourg ! Ou plutôt : nous emmenant, nous transportant à Saint-Petersbourg…On pourra encore mieux visualiser grâce à l’illusion supplémentaire du relief, la qualité et l’homogénéité du corps de ballet du Marinsky. Les pas de deux, les valses et les marches, les pirouettes, les portés et les sauts, tout ça en 3D, comme si on les effectuait soi-même ! Et au passage, brièvement, nous apercevrons les gestes vibrants d’émotion et d’intelligence musicale du chef, Valery Guergiev, dans la fosse : nous écouterons ce qu’il parvient à obtenir de son orchestre qu’il dirige le plus souvent avec de simples frémissements des doigts.

Dimanche 20 marsLe Trouvère’ de Giuseppe Verdi.

Un Verdi par an, c’est un minimum. Ludovic Tézier figure dans la distribution et Anna Nebretko dans le rôle de Leonora, on se doute qu’il y aura bien du bel canto. Et des tutti fortissimi. Une bohémienne, accusée par le comte de Luna d’avoir jeté un sort sur son jeune enfant malade, a été brûlée vive. Azucena, sa fille, veut la venger; elle enlève un des deux fils du comte pour le tuer; mais elle se trompe, et c’est son propre enfant qu’elle jette dans une fournaise ardente. Elle fait de l’autre un trouvère, qui a grandi à ses côtés, se croyant son fils, sous le nom de Manrique. C’est sur cette situation que le rideau se lève…

Dimanche 24 avril ‘Les Ballets Russes’

Un spectacle de danse à ne  manquer sous aucun prétexte. Il s’agit de quatre courtes chorégraphies, qui ont en commun d’avoir été composées entre 1910 et 1920, et qui sont présentées ici sur la scène du Palais Garnier dans leur version d’origine ! (décors et costumes ont été scrupuleusement reconstitués à partir de dessins et photos d’époque, ils sont étonnants de fraîcheur et d’audaces). Ces fameux ballets russes ont été une des facettes de la grande révolution artistique dans le Paris de la Belle Epoque. C’était tout à fait nouveau, surprenant, c’était l’irruption de la Modernité (la vraie, l’indépassable), au moment où l’art abstrait et l’expressionnisme chahutaient les regards sur les toiles… L’après-midi d’un faune mis en mouvement par Nijinski sur la musique de Debussy procure encore aujourd’hui une expérience esthétique marquante : un des sommets de la beauté de la danse masculine ! Et le quatrième ballet, Petrouchka, sur la musique de Stravinski déborde de dynamisme, de couleurs, de joie. Un vrai bouquet final. Au total une triple bonne affaire : la possibilité de revivre, comme si on avait pu y participer, une étape décisive de l’histoire de l’art, à quoi s’ajoutent le plaisir des yeux et le ravissement des oreilles. Vivement ce dimanche !

Dimanche 29 mai La fille du Far West’ de Puccini

Pour finir, Puccini, dont nous avons déjà vu sur l’écran de l’Utopie Turandot, Manon Lescaut et Tosca. (Mais il manque encore Madame Butterfly et La Bohême… vivement 2017, au moins pour cela). La fille du Far West est interprétée et incarnée par Eva-Maria Westbroek : un rôle et des airs très difficiles, qu’elle maîtrise parfaitement. Ce mélodrame se déroule dans un décor étonnant : près d’une mine, dans l’ouest américain, en 1850. Le saloon, les revolvers, le shérif et une femme pure au milieu de tous ces hommes…

Alors, on se retrouve dès le 20 Septembre à 17 h ?
Bonnes vacances !
(n’oubliez pas de consulter le programme de l’Utopie d’ici là, il y a certainement des films qui pourraient vous plaire)

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