Turandot 2025 (avec ChatGpt !)

Turandot

Ici, au cinéma l’Utopie de Sainte-Livrade-sur-Lot, dimanche 4 mai, nous allons projeter une représentation de cet opéra, captée il y a un mois au Royal Opera House de Londres.

Ce sera la TROISIEME FOIS que nous proposons ce chef d’oeuvre de Puccini. Il y a eu une séance en 2013 (déjà à Covent Garden), une autre en 2023 (Paris Bastille).

J’ai posé la question suivante à ChatGpt : 

Quelles sont les raisons pour lesquelles les amateurs d’opéra voient plusieurs versions de la même oeuvre, par exemple Turandot ?

( ChatGpt m’a aussitôt répondu ce qui suit, que je copie-colle )

Très bonne question !
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les amateurs d’opéra aiment voir plusieurs versions d’une même œuvre, comme Turandot :

  1. Différentes interprétations des chanteurs :
    Chaque soprano, ténor ou basse va incarner les personnages à sa manière — nuances d’émotion, puissance vocale, style personnel. Par exemple, la façon dont Birgit Nilsson chante In questa reggia n’a rien à voir avec celle d’Anna Netrebko.
  2. Variations de mise en scène :
    Les productions peuvent être traditionnelles (costumes d’époque, décors réalistes) ou très modernes (abstraites, transposées dans d’autres époques). Cela change totalement la lecture de l’œuvre.
  3. Versions musicales différentes :
    Dans Turandot en particulier, il existe plusieurs fins ! Puccini est mort avant de l’achever, et plusieurs compositeurs (Franco Alfano, Luciano Berio, etc.) ont proposé leurs compléments. Certains chefs d’orchestre choisissent même de s’arrêter avant la fin.
  4. Richesse orchestrale et direction musicale :
    Chaque chef d’orchestre apporte une couleur différente — tempi, accentuation, dynamique. Par exemple, Karajan ne dirige pas Turandot de la même façon que Zubin Mehta.
  5. Amour de l’œuvre et désir de redécouverte :
    Quand on aime profondément une œuvre, on a envie d’en explorer toutes les facettes possibles. C’est un peu comme revoir plusieurs adaptations d’un même roman favori.
  6. Comparaison et culture personnelle :
    Les amateurs aiment souvent comparer : « Cette Liu est-elle plus touchante que celle que j’ai entendue à Milan ? », « Le chœur était-il plus impressionnant ici ou à Salzbourg ? » C’est un plaisir de connaisseur.

Veux-tu que je te donne aussi quelques exemples célèbres de mises en scène de Turandot ?

(Bien que je n’apprécie pas du tout le fait que ChatGpt me tutoie et malgré les petites remarques que j’aurais pu faire sur tel ou tel point de sa réponse, il faut bien avouer que c’est assez bluffant : cette Intelligence Artificielle m’a fait gagner du temps il m’aurait fallu une heure au lieu de cinq secondes pour rédiger une liste semblable. Donc l’ai répondu « oui » et aussitôt j’ai eu droit à ceci que je copie-colle illico)

Super ! Voici quelques exemples célèbres de mises en scène de Turandot très différentes les unes des autres :

🔹 Franco Zeffirelli (Metropolitan Opera, 1987)

  • Style : Traditionnel, somptueux, ultra-détaillé.
  • Décors : Grandioses, inspirés de la Chine impériale avec des costumes riches, des palais étincelants.
  • Esprit : Contes de fées, respect total du romantisme et de l’exotisme voulu par Puccini.
  • Exemple célèbre : La version avec Placido Domingo et Eva Marton.

🔹 Robert Wilson (La Scala, 2002)

  • Style : Ultra minimaliste et abstrait.
  • Décors : Presque pas de décors ; des lumières et des gestes très lents et stylisés.
  • Esprit : Onirique, presque hypnotique, beaucoup de distance émotionnelle.
  • Effet : Certains adorent pour la pureté visuelle, d’autres trouvent que cela manque de passion.

🔹 Chen Kaige (Royal Opera House, 2017)

  • Style : Réaliste, mais avec une esthétique asiatique plus fidèle à l’histoire.
  • Décors : Merveilleux costumes inspirés de la vraie Chine médiévale, avec une approche poétique et épurée.
  • Esprit : Plus authentique, moins « carte postale » que chez Zeffirelli.

🔹 Andrei Serban (Metropolitan Opera, années 80)

  • Style : Théâtral et brutal.
  • Décors : Beaucoup d’inspiration du théâtre asiatique traditionnel, avec masques et chorégraphies stylisées.
  • Esprit : Barbare, intense, plus violent — Turandot devient une figure presque monstrueuse au début.

Tu vois, chaque mise en scène offre une nouvelle lecture : une Turandot de conte de fées, une Turandot de cauchemar, une Turandot poétique ou même une Turandot futuriste selon les cas !

Veux-tu que je te propose quelques captations vidéo qu’on peut trouver pour voir ces différences ?

(Comment se résigner à ce tutoiement envers un vieillard de 77 ans ? Lorsque le petit jeunot ChatGpt me dit « Tu vois, chaque mise en scène offre une nouvelle lecture », il me prend vraiment pour une quiche, mais c’est de ma faute : ma question initiale volait à ras des pâquerettes. Les qualificatifs qu’il emploie pour caractériser brièvement les mises en scène citées sont assez justes et pas polémiques (Pour Zeffirelli, j’aurais dit « Kitsch »).. A l’Utopie, on a vu la mise en scène de Bob Wilson, en 2023  et cette fois nous allons retrouver celle de Andrei Serban,  qui date des années 80 mais qui est reprise en 2025. parce qu’elle est splendide. Vous avez remarqué que ChatGpt termine chacune de ses réponses par une question, Pour simuler un vrai dialogue et montrer qu’il en a encore sous le coude. Des vidéos ? j’ai répondu « OUI » au gamin)

Parfait ! Voici quelques captations vidéo (et où les trouver en général) pour découvrir différentes Turandot :

🎥 Franco Zeffirelli — Metropolitan Opera (1987)

  • Distribution : Eva Marton (Turandot), Placido Domingo (Calaf), Leona Mitchell (Liù).
  • Où le voir : Disponible en DVD ; parfois diffusé sur Met Opera on Demand ou YouTube en extraits.
  • Pourquoi regarder : Le grand spectacle à l’ancienne, fastueux et ultra fidèle au rêve orientaliste de Puccini.

🎥 Robert Wilson — La Scala (2002)

  • Distribution : Barbara Frittoli (Liù), José Cura (Calaf), Eva Marton (Turandot).
  • Où le voir : Extraits sur YouTube, version complète parfois disponible en streaming spécialisé.
  • Pourquoi regarder : Pour voir comment la lenteur, la lumière et les gestes peuvent transformer complètement l’opéra en expérience visuelle.

🎥 Chen Kaige — Royal Opera House (2017)

  • Distribution : Martina Serafin (Turandot), Aleksandrs Antonenko (Calaf), Aida Garifullina (Liù).
  • Où le voir : DVD/Blu-ray ; aussi parfois sur des plateformes comme Medici.tv.
  • Pourquoi regarder : Un équilibre entre fidélité culturelle et beauté lyrique.

🎥 Andrei Serban — Metropolitan Opera (captation dans les années 80)

  • Distribution : Hildegard Behrens (Turandot), Paul Plishka (Timur), encore Placido Domingo (Calaf).
  • Où le voir : Plus rare, mais certaines scènes circulent sur YouTube.
  • Pourquoi regarder : Très différent : un côté plus brut, plus sauvage, qui renforce la dimension cruelle de l’histoire.

🎥 Luciano Berio’s version — Alternative ending (2002)

  • Distribution : Différentes captations expérimentales existent.
  • Où le voir : Plus difficile à trouver, parfois sur arte.tv ou des festivals d’opéra contemporains.
  • Pourquoi regarder : Pour découvrir une fin de Turandot beaucoup plus moderne, plus introspective.

Veux-tu que je te propose une petite « playlist » idéale pour sentir rapidement ces différences (avec des liens directs) ? 🎶
Ça pourrait être sympa si tu veux comparer quelques scènes comme Nessun dorma ou In questa reggia dans plusieurs styles !

(Là, déception. J’aurais du demander des liens, pour les vidéos. Et bouffée d’irritation :  l’usage inopiné du mot « sympa » (l’idéologie du Sympa :  » ça pourrait être sympa si.. » m’a fait couper court à la discussion. Je n’ai même pas dit merci ni au revoir. D’ailleurs j’ai bien fait : il parait que des milliers de remerciements chaque jour, totalement inutiles puisqu’adressés à des robots, consomment des quantités aberrantes d’électricité dans les réseaux et les Data Center. Sur Youtube j’ai trouvé tout seul, malgré mon grand âge, en m’appuyant sur ma canne, les vidéos suivantes, qui reprennent des propositions de mon jeune ami)

ZEFFIRELLI…. dans les arènes de Vérone…

Même final, ou presque, avec Bob Wilson :

Là, je triche un peu, le « trailer » du Royal Opera donne des images piochées dans différentes scènes, mais cette très belle version mérite vraiment d’être mise en valeur, d’autant plus que c’est celle que nous allons voir et que j’aimerais bien qu’il y ait au moins trente spectateurs )

Pout terminer cette page voici le programme qui sera distribué aux nombreux spectateurs de qualité, qui ne manqueront pas la séance dimanche 4 mai au cinéma L’Utopie :

lien version pdf téléchargeable et imprimable: Turandot_2025_light

ou en deux images

et, pour mémoire, ici le lien vers la page du Turandot 2023 (B. Wilson)

Philippe Roussel